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Quelles plantes dans l'hypertension et le stress ?

Aujourd’hui, les plantes ont leur place en prévention et en traitement des maladies cardiovasculaires.

28/07/2017 12:01pm

Aujourd’hui, les plantes ont leur place en prévention et en traitement des maladies cardiovasculaires. De nombreuses études en mettent certaines en avant (ail, olivier, aubépine…) et pointent leur effet potentiel pour prévenir et réduire certains facteurs de risque cardiovasculaire tels que l’hypertension.

Quand on parle d’hypertension, que ce soit en prévention ou en traitement, le premier réflexe est d’adopter un mode de vie sain. Ce qui peut se résumer par une alimentation riche en fruits et légumes (privilégiant l’ail, l’huile d’olive, le poisson gras…), pauvre en sel, en sucre et en alcool, pas de tabagisme et 30 minutes d’activité physique par jour. L’action pharmacologique de composés tels que les extraits de thé vert, le cacao, le curcumin, l’huile d’olive, l’ail, semble moduler favorablement certains paramètres impliqués dans la pathogenèse de l’hypertension artérielle (PA).

Ainsi, cinq grands mécanismes (antioxydation, vasorelaxation, antiinflammation, anti-prolifération et diurétique) entrent en jeu pour améliorer la tension artérielle. La diminution du stress oxydatif est entre autres le résultat de la chasse aux EOA (espèces oxygénées activées ou ROS, Reactive Oxygen Species), de l’augmentation de la biodisponibilité du NO et de l’action antioxydative cellulaire, de la réduction des marqueurs inflammatoires et de l’inhibition de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ACE). Ce dernier effet favorise également directement la vasodilatation et réduit la vasoconstriction. La baisse du stress oxydatif inhibe les cellules musculaires lisses des vaisseaux (VSMC, Vascular Smooth Muscle Cell) qui jouent, à leur tour, sur la rigidité vasculaire.

Bien sûr, il n’est pas facile de démontrer les effets de ces plantes au travers d’essais cliniques, ce qui, pour certains, peut constituer un frein à leur utilisation. Mais rappelons que des aliments tels que l’ail, l’huile d’olive et le vin rouge (polyphénols) font partie intégrante du régime méditerranéen, dont l’effet sur la santé cardiovasculaire est aujourd’hui bien documenté. Pointons quelques plantes dont l’action hypotensive est vérifiée.

Ail (Allium sativum)

Consommé frais, en extrait ou en poudre, l’ail fait baisser la PA, prévient l’athérosclérose et normalise le taux sanguin de cholestérol. L’effet hypotenseur serait dû aux composés organosulfurés de l’ail, qui est un puissant capteur de radicaux libres et qui inhibe l’ACE.

Olivier (Olea europaea)

La feuille d’olivier est riche en polyphénols, dont l’oleuropeïne, alors que l’olive l’est en hydroxytyrosol (le plus puissant antioxydant naturel, bien absorbé par l’homme). Ils ont des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et anti-ischémiques. Ces polyphénols exercent une double action: ils diminuent la destruction du NO et augmentent sa production, provoquant une vasorelaxation responsable de l’amélioration de la fonction endothéliale et de la rigidité vasculaire, ce qui, in fine, fait baisser la PA. Ils protègent également contre l’athérosclérose en diminuant l’oxydation des LDL et l’expression des cytokines pro-inflammatoires.

Aubépine (Crataegus spp.)

Les feuilles et les fleurs d’aubépine améliorent l’HTA, la résistance à l’effort, l’essoufflement et la nervosité. Les extraits régularisent le rythme cardiaque et agissent sur le cœur et les vaisseaux sanguins. Ces effets sont dus entre autres aux flavonoïdes et aux proanthocyanidines.

Cacao (Theobroma cacao)

Les vertus cardioprotectrices des polyphénols du cacao sont aujourd’hui bien connues. Antioxydant et anti-inflammatoire, le cacao a un effet vasodilatateur, réduit la PA et prévient l’athérosclérose. Grâce à sa teneur en théobromine, le cacao est en outre un antidépresseur naturel, un psychostimulant et un tonique. Riche en magnésium, il est doué de propriétés antistress et antifatigue. Consommé sous forme de chocolat noir (10g/j), il doit contenir plus de 70% de cacao pour garantir ces effets.

Thé (Camellia sinensis)

En infusion ou sous forme d’extrait, le thé riche en polyphénols possède de multiples propriétés, notamment antioxydantes. Le thé vert à un effet hypotenseur plus puissant que le thé noir et la consommation de thé au long cours réduit la PA de façon plus significative. Les constituants du thé tels que les catéchines agissent sur l’hypertension via divers mécanismes dont la réduction du stress oxydatif et de l’inflammation. Les flavonoïdes sont vasorelaxants.

Hibiscus (H. sabdariffa)

L’hibiscus est une plante hypotensive, diurétique et hypocholestérolémiante. Les anthocyanines, abondantes dans les fleurs, captent les radicaux libres, inhibent l’oxydation des LDL et préviennent l’athérosclérose.

Cumin noir (Nigella sativa)

Il fait baisser la pression artérielle via un effet diurétique, vasorelaxant, antioxydant et anti-inflammatoire.

Ginseng (Panax ginseng & quinquefolius)

Cette plante adaptogène peut aussi être hypotensive, parce qu’elle améliore la fonction artérielle et est antioxydante et anti-inflammatoire.

Enfin, les polyphénols du curcuma (Curcuma longa) et du ginkgo (Ginkgo biloba), les anthocyanosides de la myrtille (Vaccinum myrtillus), du sureau (Sambucus spp.) et de l’aronia (A. melanocarpa) protègent également les vaisseaux. Des plantes relaxantes comme la passiflore (P. incarnata, parties aériennes), le pavot de Californie (Eschscholzia californica) et la valériane (Valeriana officinalis) permettent en outre d’agir sur la composante anxieuse de l’hypertension.

Source: pharma-sphere

n. Références

1. Front Pharmacol 2015;6:323.
2. Am J Hypertension 2012;25(12):1299-304.
3. Phytother Res 2008;22:1239-42.
4. J Nutr Hosp 2015;32(1):242-9.
5. Br J Nutr 2015;114:75-83.
6. Food Funct 25 mai 2017, Colletti et al.